Cartographier son Système d'Information

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi cartographier ?

Si la cartographie est devenue un « outil » communément admis pour représenter son système d’information ou certains de ses composants (vue fonctionnelle, processus, …), il semble intéressant de mieux cerner son cadre d’utilisation ou l’utilité de son apport.

La cartographie du SI doit permettre d’illustrer une réalité à la fois dense et complexe, qui est celle d’un SI de plus en plus sollicité.

La force d’une cartographie est donc de montrer avec clarté les imbrications et les interdépendances entre les multiples composants du SI des différentes couches. Cette représentation doit permettre aux destinataires des cartes de comprendre la situation pour interpréter et analyser les changements souhaitables ou subis.

Ce besoin d’une communication à la fois ciblée (adaptée à différents des types de lecteurs) et partageable (le contenu des cartographies est un fond commun de connaissance) nécessite pour l’entreprise de disposer d’une cartographie pragmatique et réactive, évolutive, qui aide aux décisions et au pilotage.

Une cartographie pragmatique et réactive

L’évolution des composants d’un SI va de plus en plus vite du fait des nécessités structurelles et conjoncturelles liées à l’entreprise, de la concurrence, de l’utilisation de nouvelles technologies, de la mise en place de logiciels structurants type ERP, …

Il est donc nécessaire de disposer d’une cartographie qui offre une représentation toujours la plus actuelle possible du SI. Cette représentation doit toutefois toujours être pragmatique. Elle doit avoir des finalités claires permettant à un utilisateur d’en tirer rapidement le meilleur parti et de devenir un contributeur à l’entretien et à l’amélioration de son contenu et de sa forme.

La représentation n’est donc pas une fin en soi (même si une cartographie doit être agréable à regarder) mais elle doit être l’illustration d’une réalité du SI. Cette réalité peut être celle de l’existant ou d’une projection sur l’avenir (cibles).

Pour illustrer cette réalité, il y a nécessité de disposer :

  • d’une cartographie claire et compréhensible par chacun de ses destinataires dont les informations sont organisées dans un référentiel profilé aux standards et besoins de l’entreprise.
  •  d’une cartographie utile qui intéresse les utilisateurs et les incite à devenir des contributeurs.

 

Une cartographie évolutive

S’il faut une cartographie réactive, il est nécessaire qu’elle soit également évolutive, c’est à dire capable de s’enrichir au fur et à mesure des besoins de l’entreprise. 

Une cartographie trop figée et mal adaptée devient une cartographie « excuse » ou pire une cartographie « placard » qui par son inutilité et son coût condamnera ce genre de solution dans l’entreprise.

Un des objectifs de la cartographie des SI est de donner à l’entreprise des visions multicouches (cf. le modèle de couches CIGREF) permettant de mettre en concordance les visions processus, fonctionnelles, techniques infrastructures et applicatives.

La cartographie peut progresser au fur et à mesure en fonction des nouvelles informations ou de nouveaux points de vue. Cette progression doit être réalisable selon le rythme choisi par l’entreprise avec ses propres priorités (revoir les applications, urbaniser, les contrats de service et les serveurs, la sécurité, …). 
De plus, la cartographie étant une représentation utile, son contenu (profondeur des informations) et même son niveau de complétude doivent pouvoir être adaptés à tout moment à l’évolution des besoins des utilisateurs ou à l’évolution des finalités (par exemple : rajouter des indicateurs nécessaires à une fonction transverse, à une étude spécifique, …)

Réaliser une cartographie nécessite un investissement. Il doit pouvoir être réalisé progressivement et toujours selon le rythme choisi par l’entreprise. La cartographie est un « chantier permanent » qui accompagne la vie de l’entreprise. Il faut d’autant plus faire attention à l’utilité et à l’évolutivité pour pas que les coûts de fonctionnement deviennent disproportionnés par rapport aux services rendus.

Une cartographie aide au pilotage

La base d’une cartographie (cf. les cartes géographiques et maritimes) est de permettre de voir et comprendre une réalité illustrée par des cartes appropriées.
Sa première vocation est donc d’aider à la prise de décision tant dans le domaine opérationnel que dans le domaine stratégique. C’est même directement dans cette aide à décider en connaissance de cause que le retour économique de la cartographie a un sens.

La cartographie du SI doit donc être un outil d’aide au pilotage et même un outil de gouvernance du SI, ou plutôt doit-on dire des SI. Ces SI qui composent un ensemble informationnel que l’on pourrait appeler Ressources SI à l’image des Ressources Humaines : des SI variés et adaptés qui concourent au fonctionnement de l’entreprise.

La notion de pilotage utilisée ici est une notion très large englobant le pilotage opérationnel à différents niveaux et le pilotage stratégique.

Cette aide au pilotage « opérationnel » doit notamment permettre à l’entreprise

  • de comprendre et analyser les impacts de projets d’évolutions,
  • de visualiser et expliciter les changements projetés,
  • de permettre de définir les trajectoires à suivre pour gérer des changements
  • d’optimiser le ou les SI en mettant en lumière des dysfonctionnements ou des risques dans des domaines très variés mais concourant tous à la qualité du SI et des services qu’il doit rendre (exemple : les applications mal connues, celles en fin de vie, les mauvaises répartitions entre les serveurs et les applications ne permettant pas une exécution correcte des contrats de service, des activités importantes avec des ressources « rares », une fonctionnalité résolue plus ou moins bien par x applications, …)
  • de gérer des indicateurs permettant de visualiser simplement les situations et les changements de situation de certains composants du SI (exemple : criticité, fréquence, variable économique, …)


Mais la cartographie doit également être un moyen de représenter les évolutions stratégiques des SI. (L’objectif d’alignement du SI sur les objectifs à moyen et long terme de l’entreprise est une activité qui doit associer tous les décideurs en connaissance de cause. Cette activité ne concerne pas seulement les processus et les applications existants, mais aussi la vision organisationnelle projetée pour être plus concurrentiel et surtout plus réactif demain. Elle doit favoriser le dialogue et la compréhension du futur par tous les intervenants concernés par cet alignement stratégique.

        Elle doit donc à la fois :

  • compréhensible par tous les acteurs concernés et traduire la complexité des concepts,
  • faire le lien avec l’existant et montrer les changements à réaliser.


Une cartographie multicarte mais aussi un outil multifonctions

La cartographie telle qu’évoquée ici est donc un outil indispensable pour comprendre les réalités de ses SI, nourrir le patrimoine informationnel les concernant et aider à se projeter vers l’avant.

Pour réaliser cette cartographie, il faut un outil cartographique adapté. Cet outil cartographique doit disposer des fonctionnalités qui permettront à la cartographie d’être pertinente et efficace.

        Les fonctionnalités principales sont :

  • un outil de représentation graphique suffisamment puissant pour illustrer les différents types de cartes nécessaires et s’adapter à la charte graphique de la société,
  • un outil de publication des résultats, notamment sur l’intranet,
  • un référentiel d’entreprise, collectant l’ensemble des informations nécessaires aux différentes cartes et disposant de fonctions généralisées d’actualisation et de requêtage
  • un méta-modèle personnalisable et adaptable (vocabulaire et concepts de l‘entreprise, couches) pilotant le référentiel
  • un mécanisme d’automatisation de certains travaux de gestion de la cartographie : alimentation automatique, production de cartes, …


La cartographie et SOLU-QIQ Base

Depuis sa conception et tout au long de son évolution SOLU-QIQ Base s’est positionné comme un référentiel évolutif avec un puissant outil cartographique dont l’objectif premier est de s’adapter aux besoins de chaque entreprise et de permettre un accompagnement efficace de ses évolutions. Quelques points illustrent ce positionnement :

  • souplesse du référentiel (méta-modèle)
  • recherche de solution de mise en forme graphes automatiques et cheminement à la demande dans des navigations graphiques entièrement contrôlées par le client
  • facilité de mise à jour (tout doit aboutir à un référentiel cohérent, saisie automatique, saisie par les listes, saisie graphique)
  • industrialisation de la production de « cartes »